Selen Temizer,Levent Tok,Mohamad Misto
21 Janvier 2016•Mise à jour: 22 Janvier 2016
AA - Ankara
La branche syrienne de l’organisation terroriste PKK, le PYD, cherche à avancer sur deux fronts au nord d’Alep, dans la zone entre Azez et Cerablus, où une zone de sécurité est projetée à proximité de la frontière avec la Turquie.
Le PYD renforce sa pression dans le secteur pour lier Afrin à Kobané qui sont déjà sous son contrôle.
Si le PYD atteint cet objectif, il contrôlera un large corridor allant du nord-est de la Syrie jusqu’au nord-ouest au dessus d'Alep, tout le long de la frontière turque.
L’organisation a largement profité des bombardements des avions de la coalition internationale et des frappes de la Russie dans la région.
Avec le soutien des frappes américaines, le PYD s’est emparé de la localité de Sirrin, dans l’est de Alep, auparavant contrôlée par Daech, et s’est rapproché ainsi de l’Euphrate.
Après les frappes de la coalition du 27 décembre dernier, le PYD a pris le contrôle du barrage de Tishrin, et les Forces Démocratiques de Syrie (FDS) - dont le PYD est la principale composante avec d’autres groupes arabes et kurdes - se sont rapprochées de la région de Ebu Kalkal, à neuf km au nord-ouest du barrage de Tishrin.
L’objectif premier du PYD est d’avancer vers Cerablus, sous contrôle de l’organisation terroriste Daech.
Le deuxième front du PYD dans le corridor d’Alep, se trouve à Afrin.
Grâce aux frappes russes, le PYD avance depuis Afrin vers Azez en attaquant les forces de l’opposition syrienne.
Les FDS sont ouvertement soutenues par les Etats-Unis. Cette nouvelle structure, très largement contrôlée par le PYD, est utilisée pour combattre Daech dans cette région.
Par ailleurs, en dehors du soutien militaire, le PYD bénéficie du soutien politique de la Russie et du régime de Bachar al-Assad, qui cherchent à l’intégrer aux négociations sur l’avenir de la Syrie, menées par les Nations Unies (ONU).
Les autres groupes de l’opposition syrienne s’y opposent, affirmant que le PYD veut jouer le rôle de «cheval de Troie» au nom du régime.
Cette semaine, lors de sa visite à Londres, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, avait annoncé que la Turquie n’acceptera pas que le PYD participe aux pourparlers sur la Syrie.