AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Cevdet Yilmaz, a commenté l’actualité de la Turquie, liée au terrorisme, lors d’une émission télévisée, lundi, sur la chaîne privée A Haber.
Yilmaz a regretté que les appels au désarmement, lancés par le co-Président du Parti Démocratique des Peuples (HDP), Selahattin Demirtas, n’aient pas été réitérés au lendemain de l’attentat qui a fait 32 morts à Suruc le 20 juillet dernier.
«S'ils avaient pu le redire plus fort après Suruc. A cette date, le Premier ministre a fait un appel à tous les partis pour une action commune contre le terrorisme, mais malheureusement leur réponse a été très différente. Aujourd’hui leur discours a changé, c’est une bonne chose, mais ça reste insuffisant. Il n’est pas acceptable de mettre l’organisation terroriste PKK et l’Etat au même niveau. L’Etat appartient à tous les citoyens, turcs, kurdes, laz, arabes, circassiens. Il est chargé d’assurer la sécurité de tous ses citoyens. Alors qu’en face nous avons un groupe qui utilise le terrorisme pour ses propres objectifs»,a expliqué Yilmaz.
Il aussi a rappelé que tous les canaux pour faire de la politique sont ouverts en Turquie, la preuve étant faite par les 80 députés du HDP élus au gouvernement.
«Il n’y a aucune raison de mener un combat armé en Turquie, a-t-il poursuivi. Tous ensemble, nous devons nous opposer à la violence et au terrorisme. Nous devons dire ‘stop, ça suffit’, quels que soient les auteurs de cette violence.»
Yilmaz estime que la politique du gouvernement est très claire sur le sujet.
D’un côté il faut garantir l’ordre public et la sécurité des citoyens et de l’autre, il faut poursuivre les réformes démocratiques en Turquie.
«Ni le terrorisme, ni rien d’autre ne pourra nous faire abandonner notre détermination pour démocratiser notre pays, a-t-il affirmé. La Turquie va poursuivre son chemin vers plus de démocratie, plus de libertés et plus de prospérité. Notre interlocuteur n’est pas l’organisation terroriste, c’est notre peuple. Tous, nous devons participer aux efforts pour la démocratisation de notre pays. Ce combat doit être mené sur la scène politique, non avec les armes.»