AA - Ankara - Nur Gülsoy
Les écoles turques à l'étranger seront transformées en des fondations civiles selon le projet du ministère de l'Education nationale, a annoncé le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef d'Etat turc a prononcé un discours durant une cérémonie d'inauguration d'un projet de construction, organisée mercredi à Ankara par la Fondation turque de jeunesse et de service à l'éducation (TURGEV).
Dans son discours, Erdogan a commenté la situation des écoles turques à l'étranger "affiliées au mouvement Gulen" [en allusion à Fethullah Gulen, personnalité religieuse en exil volontaire aux Etats-Unis], destinées à une transformation.
Il a rappelé que le ministère de l'Education nationale a présenté son plan au gouvernement, et qu'une Fondation de l'Education totalement civile sera créée dans ce cadre.
"Le système éducatif dans les régions concernées sera géré désormais par cette fondation", a-t-il déclaré.
Un réseau d'"organisation parallèle" dirigé par le mouvement de Fethullah Gulen aurait infiltré l'Etat turc afin de renverser le gouvernement. Des bureaucrates proches de ce mouvement auraient pris part dans la mise sur écoute illégale de plusieurs personnalités en Turquie, dont les téléphones protégés des hauts dirigeants de l'Etat. Ce réseau serait aussi actif à l'étranger, notamment en Afrique, via les écoles.
"Ils ont considéré la TURGEV comme une menace, a poursuivi Erdogan. Car la TURGEV visait à élever des jeunes fidèles à leur croyance, à leur histoire, à leur culture et à leur patrie."
Selon Erdogan, "l'organisation parallèle" a abusé des sentiments de bienveillance et de l'aide du peuple, dont elle a collecté les dons pour les tranférer aux partis politiques qui ne se sont jamais rattachés aux valeurs nationales, ainsi qu'aux lobbys qui s'activent en défaveur de la Turquie.
"Ils l'ont aussi fait à l'étranger et pas uniquement en Turquie, a précisé le président turc. Ils ont dépensé cet argent pour créer des lobbys contre la Turquie. Mais en fin de compte, ils se sont pris à leur propre piège. Ils ont reçu une claque du peuple qui les ont rasés de son coeur."