AA / Ankara / Ferhat Demircan, Kurbani Geyik, Enes Kaplan
Le Chef du gouvernement turc Ahmet Davutoglu a souligné que les événements de Gezi survenus en 2013 sont la plus grande frappe adressée au processus de résolution.
Davutoglu a estimé que ceux qui ont transformé ces événements en une anarchie à travers leurs actes provocateurs font partie de « ceux qui ne sont pas favorables à la fraternité en Turquie et ne souhaitent pas voir l’émergence de la prise de conscience quant à l’unité du destin et de la patrie en Turquie».
Survenues en 2013, les événements de Gezi ont été instrumentalisés à partir d’une question de défense de l’environnement à une protestation anarchique.
Les déclarations de Davutoglu ont été faites, dimanche, au siège de la présidence du gouvernement à Ankara, avec des représentants des organisations de la société civile opérant dans l’Est et le Sud-est de l’Anatolie.
Davutoglu a relevé que « la faible ou l’inexistante prise de conscience quant à l’unité du destin dans la société ne peut qu’éradiquer l’ordre et la paix ».
S’agissant de l’opération militaire lancée par la Turquie contre l’organisation terroriste du PKK, Davutoglu a affirmé que «La Turquie aurait connu une spirale de violence plus forte que celle survenue à Kobané/Ayn al-Arab, si elle n’aurait pas riposté aux attaques de ces organisations terroristes».
Les événements de Gézi ont éclaté le 27 mai 2013 après que des arbres aient été arrachés du parc de Grzi qui donne sur la place de Taksim dans le centre de la ville d’Istanbul dans un cadre de réaménagement de la zone.
Les protestations se sont accentués le 1er juin 2013 et se sont propagées à d’autres villes accompagnées d’actes de vandalisme et se sont poursuivies jusqu’au début du mois d’août 2013.
Un policier et cinq citoyens ont été tués et 4312 civils ont été blessés ainsi 694 policiers au cours de ces événements qui ont généré des dégâts matériels considérables.