AA - Londres - Hamza Gedikoğlu
"Mettre fin au drame en Syrie et la responsabilité commune de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, sont devenus indispensables", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, dans une tribune publiée, lundi, au journal britannique 'The Guardian'.
Indiquant que Kobani n'est pas la seule cible de l'EIIL, le chef de la diplomatie turque a rappelé "Les Kurdes de Kobani sont la cible de l'EIIL comme les Turkmènes de Coban Bey, les Arabes de Racca, de Deir ez-Zor et de Mossoul, les Yézidis de Sinjar et les chrétiens d'Alep."
Cavusoglu a également rappelé que la Turquie a ouvert ses frontières aux habitants de Kobani qui souhaitent se réfugier et que la Turquie agit en pleine coopération avec la coalition anti-EIIL. "Nous permettons aux peshmergas de passer à Kobani pour sauver la ville et le retour des familles à Kobani et nous allons continuer à le faire".
D'autre part, Cavusoglu a souligné que sans la mise en place d’une zone d'exclusion aérienne et la formation d'une zone sécurisée pour protéger le peuple syrien, toutes les opérations visant à enrayer les menaces actuelles seront insuffisantes.
"La Turquie sera toujours au premier rang en matière de lutte contre le terrorisme, y compris la menace constituée par l’EIIL", a-t-il ajouté.
Le ministre turc a déclaré que "Le monde ne devrait plus permettre au régime syrien de faire fi du droit international et de l'ordre mondial."