Ferdi Türkten,Tuncay Çakmak
18 Mars 2016•Mise à jour: 19 Mars 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a estimé que les partis d’opposition ne peuvent pas répondre négativement à son appel pour la levée l’immunité de tous les députés concernés par des dossiers en attente.
Davutoglu s’est exprimé, jeudi soir, avant son départ pour Bruxelles où il va participer au sommet Turquie-Union Européenne sur la question des réfugiés.
Revenant sur son appel lancé plus tôt dans la journée, le Premier ministre a commenté les réactions des différentes formations politiques représentées au parlement turc.
«D’après ce que j’ai pu observer, personne n’a pu dire NON ouvertement à mon appel, a-t-il dit. Ils ne peuvent pas dire non. Ils ne pourraient défendre une telle position face au peuple.»
Davutoglu a déclaré que, «même si une réponse négative devait ensuite venir des autres partis, nous poursuivrons ce processus pour permettre la levée de l’immunité des députés concerné».
«Ainsi, tout le monde pourra voir, lors du vote au parlement, qui a peur de ce processus, qui ne veut pas que les immunités soient levées et qui soutient le terrorisme», a-t-il poursuivi.
Le Chef du gouvernement a indiqué qu’il a demandé aux vice-présidents du groupe du Parti pour la Justice et le développement (AK Parti) de prendre contact avec leurs homologues des autres partis pour lancer la procédure.
A une question d’un journaliste sur la lutte contre le terrorisme, Davutoglu a répondu que celle-ci se poursuivra sans qu’un recul ne soit visible au niveau des standards démocratiques de la Turquie.
«Ceux qui veulent faire croire que notre pays va reculer au niveau démocratique, cherchent à saboter notre lutte contre le terrorisme», a-t-il affirmé.
Pour conclure, le Premier ministre turc s’est dit confiant quant à l’issue positive du sommet Turquie-UE.
«Mais nous n’accepterons pas que la Turquie soit transformée en une prison ouverte pour les réfugiés», a-t-il prévenu.