AA - Ankara - Nur Gülsoy
L'avenir du processus de résolution dépend de l'abandon des armes par l'organisation terroriste PKK, a déclaré le porte-parole et le Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République turque, Ibrahim Kalin.
Dans un article publié par le quotidien turc "Daily Sabah", intitulé "Réfuter la terreur de Daech et du PKK", Kalin a affirmé que "la Turquie ne peut pas assurer la paix régionale toute seule, en luttant contre le terrorisme du PKK et de Daech."
"La Turquie recourt à la légitime défense dans sa lutte contre le PKK et les groupes qui lui sont rattachés, a dit Ibrahim Kalin. Cela a été confirmé lors de la réunion d'urgence de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) du 28 juillet. Le stade le plus critique dans le processus de résolution, c'est l'abandon des armes par le PKK. [...] Il est clair que le Parti démocratique des peuples (HDP) ne peut pas mener de politique indépendante vis-à-vis du PKK. Le HDP n'a pas pu condamner les attaques du PKK et n'a pas pu l'appeler à abandonner les armes. L'avenir du processus en dépend."
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde.
- Lutte contre Daech
Le porte-parole de la présidence turque a, par ailleurs, souligné que les allégations accusant la Turquie de ne pas lutter contre Daech sont fausses, car "ces sept derniers mois, l'Etat turc a mis en garde à vue plus de 500 personnes soupçonnées d'être en contact avec Daech, outre les 1 600 personnes expulsées et 15 000 personnes interdites d'entrer dans le pays."
Ibrahim Kalin a noté que l'arrêt du flux des combattants étrangers vers la Syrie n'est pas uniquement du devoir de la Turquie, mais de celui de la communauté internationale aussi.
Le Secrétaire général adjoint s'est aussi interrogé sur les efforts réalisés par les pays européens afin d'empêcher la radicalisation des individus, leur sortie du pays et donc de leur contribution a lutter contre ce flux.