AA - Ankara - Nur Gülsoy
Dans le cadre de l'enquête menée par le Parquet de Golbasi, quatre suspects ont été arrêtés, deux personnes ont été libérées et cinq autres ont été libérées sous contrôle judiciaire.
Au total, onze suspects avaient été interrogés mercredi par le juge de la Cour pénale de paix, Fahrettin Yildiz.
Le juge Yildiz a décidé de l'arrestation de quatre des suspects, dont l'ancien vice-président de la Présidence de la Communication et des Télécommunications (TIB), Osman Nihat Sen, et des employés de la TIB.
Dans le cadre de l'enquête menée par le Parquet de Golbasi, 26 personnes avaient fait des allégations dans une affaire d'"espionnage", d'intention de "nuire à l'unité de l'Etat", et de "mise sur écoute illégale, de téléphones ordinaires et cryptés". Parmi ces témoins, 11 avaient été transférées devant la Cour pénale de paix avec demande d'arrestation.
Le Parquet de Golbasi a lancé, mardi, une nouvelle opération dans quatre villes dont la capitale Ankara, contre "l'organisation parallèle".
L'opération porte sur l'écoute illégale de plusieurs téléphones, notamment ceux cryptés du président Recep Tayyip Erdogan, du président de la Cour constitutionnelle Hasim Kilic, du Premier ministre Ahmet Davutoglu, du chef de l'Etat-major Necdet Ozel, du vice-Premier ministre Bulent Arinc et des membres du Conseil de sécurité nationale.
Un réseau d' "organisation parallèle" dirigé par le mouvement de Fethullah Gülen, personnalité religieuse en exil volontaire aux Etats-Unis, aurait infiltré l'Etat turc afin de renverser le gouvernement.
Des bureaucrates proches de ce mouvement auraient pris part dans la mise sur écoute illégale de plusieurs personnalités en Turquie, dont les téléphones protégés des hauts dirigeants de l'Etat. C'est ainsi que des allégations de corruption impliquant des ministres, auraient émergé en décembre 2013.
En outre, des représentants du gouvernement turc accusent certains procureurs et des employés de la police qui avaient mené l'enquête dans l'affaire de corruption du 17 et du 25 décembre 2013, d'être en relation avec l'organisation parallèle pour de tels buts d'espionnage.