AA - Ankara
La problème des migrants syriens qui tentent de rejoindre la Turquie ou l’Europe par des moyens illégaux prend de l’ampleur.
D’après les informations recueillies par le correspondant de l’Agence Anadolu, dont des données de l’état-major des armées turques, les forces de sécurité turques multiplient les mesures pour empêcher le passage de clandestins syriens qui tentent de rejoindre l’Europe à travers la Turquie.
Ainsi, depuis le mois de Mai, plus de 50 000 clandestins ayant pénétré irrégulièrement en Turquie et ne remplissant pas les conditions de séjour, ont été interpelés.
Plus de 30 000 d’entre eux sont originaires de Syrie.
Environ 1 500 individus qui voulaient traverser illégalement les frontières irakiennes et iraniennes ont été incarcérés, alors que 4 000 migrants sont sous le coup de procédures judiciaires après leur tentative de rejoindre la Grèce ou la Bulgarie.
Dans la même période, près de 20 000 migrants clandestins ont été interpelés en Turquie, par les gendarmes et les gardes côtes turcs.
Par ailleurs, les forces de sécurité ont intercepté un très grand nombre de divers produits de contrebande, comme le tabac, la drogue, des téléphones portables ou d'autres produits de consommation.
Cette situation est responsable de plusieurs drames vécus par les clandestins qui cherchent à tous prix de rejoindre les territoires européens, prenant tous les risques pour traverser la Méditerranée ou la mer Egée.
L’année dernière, les gardes côtes turcs ont recueillis plus de 15 000 migrants en situation difficiles dans les eaux territoriales turques.
Ce chiffre devrait être nettement dépassé en 2015 pour atteindre les 50 000.
D’autre part, les experts affirment que la Turquie doit mener une politique plus stricte contre les migrants clandestins entrant dans son territoire, notamment en raison de la menace terroriste potentielle qui pourrait viser le pays.
Des terroristes pourraient s’infiltrer lors des passages massifs de réfugiés ou de migrants par les frontières turques.
«La Turquie doit décider clairement si elle veut poursuivre sa politique de portes ouvertes ou une autre politique face à cette situation», a commenté l’expert Mehmet Yegin de l’Institut des Recherches Stratégiques (USAK).
Selon Yegin, la Turquie n’est pas obligée de supporter seule le poids des réfugiés syriens. Il ajoute qu'avec une aide internationale, le pays pourrait assurer un meilleur contrôle de ses frontières, ce qui serait aussi bénéfique aux pays européens.