Özcan Yıldırım,Mehmet Tosun
28 Octobre 2015•Mise à jour: 29 Octobre 2015
AA - Ankara - Nur Gülsoy
Les récents actes terroristes ont eu des répercussions sur les universités, a déclaré le président du Conseil de l'enseignement supérieur turc (YOK), Yekta Sarac.
Invité à la Table des éditeurs de l'Agence Anadolu, mercredi au siège de l'agence à Ankara, Sarac a été interviewé sur les récents actes terroristes commis en Turquie.
"Les récentes attaques ont eu des répercussions sur les universités aussi, a déclaré Yekta Sarac. Quand elles ciblent les étudiants, les membres de l'académie et la vie scolaire [universitaire], non seulement l'indépendance, mais aussi l'avenir et la survie du pays sont ciblés. Donc la menace s'agrandit."
Les résultats des récents attentats sont néanmoins limités, selon Yekta Sarac: "Nous observons des tentatives de boycott, mais elles ne causent aucune entrave réelle à l'enseignement. Je me réjouis du fait que nous avançons correctement concernant notre système éducatif" a-t-il dit.
Sarac a expliqué enciore: "Trois éléments principaux nous servent: la contribution des agents de sécurité, la bienveillance de nos étudiants et l'approche de nos recteurs. Les recteurs gèrent cette période avec fermeté, pas uniquement par des mesures sécuritaires, mais également en assurant une coordination avec les dynamiques et les étudiants dans les régions en question. Nous souhaitons que nos universités deviennent des havres sécurisés où différentes opinions peuvent être exprimées. Quelle que soit son ampleur, la violence doit être exclue des universités."
Le chef du YOK a ajouté que davantage de prérogatives sont désormais données aux administrations des universités, concernant par exemple l'organisation de certains types d'examens, ou de quota d'étudiants. Et il s'agit là, selon lui, de nouvelles réglementations structurelles très importantes.