Feride Pelin İnal
03 Juillet 2018•Mise à jour: 03 Juillet 2018
AA - Gaziantep (Turquie)
Mené par le Ministère du développement en collaboration avec la Présidence turque des Affaires religieuses (Diyanet) dans la province turque de Gaziantep (sud), le programme de soutien social (SODES), permet aux jeunes d’apprendre à lire le Coran tout en réalisant des activités sportives.
Situé dans les locaux de la mosquée Oukache Ibn Mihsane (Gaziantep), le Centre de culture et des sports accueille quelques 1 050 étudiants.
Ces derniers développent non seulement leurs compétences grâce aux activités sportives mais y réalisent également leurs travaux scolaires au sein des salles d'études prévues à cet effet.
Ahmet Celik, mufti (religieux qui interprète la loi musulmane) de la province de Gaziantep, a confié à Anadolu (AA), que les mosquées figurent parmi les institutions les plus fondamentales de la société et sont les berceaux du savoir et de la sagesse.
Selon lui les mosquées, en plus d’être des lieux de culte, doivent devenir des centres socio-culturels.
"Notre prophète (saw), a utilisé le Masjid al-Nabawi (mosquée en Arabie Saoudite), berceau de l’adoration et de la sagesse, pour des activités socio-culturelles. A ses yeux, les mosquées étaient censées être des lieux vivants".
Celik a partagé que des projets sont menés, par le Diyanet, dans les mosquées des villages.
"Comme dans toute société, nos enfants sont notre avenir. Nous avons cherché à savoir ce que nous pouvons faire dans les mosquées et comment nous pouvons y contribuer. Nous en avons conclu que les imams doivent également participer à la préparation de l’avenir de nos enfants, la construction de leur identité et de leur appartenance identitaire".
Celik a indiqué que des offices religieux d’approche socio-culturelle et d’orientation de la famille et de la religion ont été créés, en 2010, à l’occasion de la restructuration de la Diyanet.
"La poursuite de projets relatifs à la revitalisation des valeurs de la société et leur réflection au sein même de la communauté sont alors arrivées à l’ordre du jour. De la sorte, des services sociaux tels que la création de centres de jeunesse, de formation, de culture, de sport, de scoutisme et, enfin, des clubs pour enfants ont été instaurés".
- Des centres protecteurs contre les mauvaises habitudes
Yunus Inan, imam de la mosquée Oukache ibn Mihsane et coordonnateur provincial de la Diyanet, a partagé que les cours d’apprentissage du Coran sont assurés à l’étage au sein de la mosquée.
"Au rez-de-chaussée nous avons un centre sportif et une bibliothèque. Les élèves travaillent également dans les salles d’études. Nous assurons des cours de fitness, taekwondo, de lutte, de tennis et d’échecs (...). Nous avons pensé que nous pouvions détourner nos jeunes des mauvaises habitudes, comme la consommation de drogue, grâce à ces activités. Nous avons 1050 étudiants et énormément de demandes d’inscription. Qu’Allah protège notre Etat et notre peuple".
- Le centre, aux yeux des élèves
Sami Yildirim, élève de 13 ans, fréquente le centre depuis maintenant trois ans.
"Je viens ici à la fois pour apprendre le Coran et faire du sport. J'ai participé à des activités sportives variées. Je suis très heureux et je recommande ce centre à tout le monde".
Enfin, Mumtaz Durmus, également satisfait du centre, poursuit les cours de Coran et de taekwondo depuis deux mois.