Serap Dogansoy
30 Juillet 2026•Mise à jour: 30 Juillet 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Près de 40 % des véhicules proposés dans le cadre de la nouvelle édition du dispositif de location sociale ont été commandés en deux semaines, a annoncé ce jeudi le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
Depuis sa réouverture le 16 juillet, le programme a enregistré 19 500 commandes sur un objectif d’au moins 50 000 voitures électriques, a précisé le ministre sur France Inter. L’enveloppe consacrée à cette troisième édition s’élève à 401 millions d’euros.
Le dispositif permet aux ménages modestes de louer une voiture électrique neuve pour moins de 200 euros par mois, sans apport initial. Certaines offres sont proposées à moins de 140 euros mensuels.
Le contrat doit durer au moins trois ans et inclure un minimum de 15 000 kilomètres par an sans frais supplémentaires. À son terme, le bénéficiaire peut restituer le véhicule ou l’acheter à sa valeur résiduelle lorsqu’une option d’achat est prévue.
Un dispositif destiné aux actifs modestes
La location sociale est réservée aux ménages dont le revenu fiscal de référence par part ne dépasse pas 16 880 euros. Les bénéficiaires doivent également parcourir plus de dix kilomètres entre leur domicile et leur lieu de travail avec leur voiture personnelle, ou effectuer plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle.
Les demandes sont effectuées directement auprès des concessionnaires ou des organismes de location agréés.
Les deux éditions précédentes avaient permis à environ 100 000 ménages modestes de bénéficier d’une voiture électrique. Au rythme actuel des commandes, le nouveau quota pourrait être atteint rapidement.
Parallèlement à la location sociale, le gouvernement prévoit un dispositif distinct destiné à favoriser l’achat de 50 000 véhicules électriques supplémentaires par les personnes qui utilisent intensivement leur voiture pour travailler mais ne peuvent pas bénéficier de la location à loyer modéré.
Une croissance de 0,2 % au deuxième trimestre
Cette annonce intervient alors que l’économie française a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre. Roland Lescure estime que ce résultat conforte la prévision gouvernementale d’une croissance de 0,7 % sur l’ensemble de l’année 2026.
Le ministre a toutefois reconnu qu’un retour du déficit public à 5 % du produit intérieur brut serait « difficile ». Il a également jugé indispensable que le budget pour 2027 soit adopté avant le 31 décembre afin de garantir de la visibilité aux entreprises et aux investisseurs.
Le gouvernement présente l’électrification du parc automobile comme un moyen de réduire la dépendance aux carburants fossiles tout en soutenant la consommation et la production de véhicules en France et en Europe.