Esma Ben Said
08 Février 2018•Mise à jour: 09 Février 2018
AA/Niamey/Boureima Balima
Le président de Burkina Faso Rock Marc Christian Kaboré a pris, mercredi, la tête du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) au terme du 18ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu, mercredi, dans la capitale nigérienne, a rapporté le correspondant de Anadolu.
Etaient présents à ce sommet les présidents Rock Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Macky Sall (Sénégal), Idriss Déby (Tchad), Issoufou Mahamadou (Niger), Mohamed Ould-Abdel-Aziz (Mauritanie) et le Premier ministre du Togo (Komi Sélom Klassou).
Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Gambie ont été représentés au niveau ministériel.
Dans son discours de clôture, le président du Faso a reconnu la situation délicate à laquelle font face les pays du Sahel.
« Le Sahel est confronté aux effets de la variabilité des changements climatiques avec des conséquences néfastes sur les conditions de vie des populations. Nous sommes en proie de façon récurrentes à des phénomènes météorologiques extrêmes dont les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière, la progression de la désertification » a estimé le président du Faso.
C’est pourquoi il a promis de rédiger une feuille de route qui prendra en compte les différentes conclusions de la rencontre.
« Parmi ces priorités il y a la mutualisation des actions et le renforcement de la synergie entre les organisations intergouvernementales similaires, la lutte contre l’ensablement de principaux cours d’eau, la promotion des énergies renouvelables, la transformation des systèmes agro-sylvio-pastoraux en vue des créer des emplois pour les jeunes et l’autonomisation des femmes, la recherche du profit pour le dividende démographique pour l’émergence économique de nos Etats. » a-t-il indiqué.
Selon le président du Faso, la région du Sahel, au-delà de la menace due aux changements climatiques, est également confronté à l’insécurité.
« En effet, les attaques de ces organisations terroristes ont des conséquences économiques et sociales qui affectent durablement nos Etats dans la quête du bien-être de nos populations », a déploré Kaboré.
Le CILSS a été créé en 1973, lors de la première grande sécheresse sur la région afin de mobiliser les populations sahéliennes et la communauté internationale autour de l’aide d’urgence et de la mise en œuvre des programmes dans différents domaines : agriculture pluviale et irriguée, hydraulique, environnement, transport, communication.
En 1995, il a recentré ses activités autour, notamment, de la sécurité alimentaire et de la gestion des ressources naturelles.
Le CILSS regroupe treize États membres (Bénin, Côte d'ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et le Cap-Vert).