Lassaad Ben Ahmed
29 Juin 2020•Mise à jour: 03 Juillet 2020
AA / Niamey / Kané Illa
L’ancien chef de l’Etat nigérien Djibo Salou a été investi candidat à la présidentielle de décembre prochain, a annoncé sa formation politique dénommée «Parti pour la justice et le progrès (PJP Doubara)».
L’annonce a été faite au cours d’un congrès du parti, organisé dimanche à Niamey et auquel ont pris part des leaders d’autres partis politiques.
"C’est conscient de tous les enjeux auxquels notre pays fait face, et que nous n’avons plus le choix que de nous battre pour réussir ou périr, que j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle à venir", a déclaré le nouveau candidat dans un discours.
Promettant de "faire la politique autrement", Djibo Salou a dit connaître les défis auxquels fait face le Niger et avoir acquis "une grande expérience en matière de questions de politiques internationales".
Agé de 55 ans, le général Djibo Salou est l’auteur du coup d’Etat militaire du 18 février 2010 qui a renversé l’ancien président Tandja Mamadou qui a décidé de se maintenir au pouvoir à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel.
Il dirigea une transition de 15 mois avant d’organiser de nouvelles élections remportées par l’actuel président Issoufou Mahamadou.
Ayant pris le pouvoir avec le grade de commandant, Djibo Salou fut promu, à titre exceptionnel, général de corps d’armée avant la fin de sa transition.
Depuis son départ du pouvoir, il a été régulièrement sollicité par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), notamment dans la gestion des conflits et l’observation des élections.
C’est le 6ème candidat officiellement déclaré à la présidentielle de décembre prochain au Niger, après l’ancien président de la République Mahamane Ousmane, les anciens présidents de l’Assemblée nationale Hama Amadou et Seïni Oumarou, l’actuel ministre de l’Intérieur Bazoum Mohamed et l’ancien ministre des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou.
Arrivé au terme de son second et dernier mandat constitutionnel, le président sortant Issoufou Mahamadou a promis qu’il ne sera pas candidat à cette élection.