Esma Ben Said
16 Mars 2018•Mise à jour: 17 Mars 2018
AA/Niamey/Kané Illa
Une grande rencontre internationale sur «le trafic illicite» des migrants s’est ouverte, vendredi, dans la capitale nigérienne Niamey, a appris Anadolu de sources concordantes.
«Les ministres de l’Intérieur et des affaires étrangères de plusieurs pays africains et européens se sont réunis vendredi 16 mars à Niamey pour discuter de la lutte contre le trafic illicite de migrants», a annoncé un communiqué de la délégation de l’Union Européenne au Niger, dont Anadolu s’est procuré copie.
«Les pays du G5 Sahel, la Libye, le Sénégal, la Guinée et la Côte d’Ivoire ; l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, l’Union européenne (UE), l’Union africaine (UA), l’ONU et les Agences du Système des Nations Unies sont représentés à cette réunion, à laquelle participe le Commissaire européen chargé de la Migration, des Affaires Intérieures et de la Citoyenneté, M. Dimitris Avramopoulos», précise la même source.
«La rencontre de Niamey va examiner le soutien opérationnel à apporter aux pays engagés dans la lutte contre le trafic illicite de migrants et définir les mécanismes concrets de coopération entre les services de sécurité intérieure et les services de renseignements», a rapporté la radionationale «La Voix du Sahel».
Dans son discours d’ouverture de la rencontre, le ministre nigérien de l’Intérieur Bazoum Mohamed a parlé des résultats obtenus par le Niger dans la lutte contre le «trafic illicite» de migrants, depuis juillet 2016 où il s’est engagé dans cette lutte avec des pays de l’Union Européenne.
«Nous avons réduit de 90% le nombre de migrants potentiels entrant dans la ville d’Agadez, entre octobre 2016 et janvier 2018. En 2017, environ 22.000 migrants sont entrés dans la ville d’Agadez. Le résultat est déjà au-delà de la cible de 25.000 migrants, retenue pour 2021», a-t- il indiqué, dans des propos rapportés par «La Voix du Sahel».
Pays de transit des migrants subsahariens, voulant rejoindre l’Europe, en passant par la Libye et l’Algérie, le Niger est engagé, depuis bientôt trois ans dans une lutte acharnée contre le «trafic illicite des migrants».
Avec l’appui des pays de l’Union Européenne, plusieurs postes de contrôles et des équipes de patrouille mobile opèrent dans la région d’Agadez (Nord), frontalière de l’Algérie et de la Libye.