AA/ Ouagadougou/ Lougri Dimtalba
Les dépouilles des 28 victimes burkinabè du crash de l’avion d’Air Algérie qui avait fait 116 morts en juillet dernier au Mali arrivées, mardi soir, à Ouagadougou en provenance de la France, seront inhumées mercredi, a rapporté un correspondant de Anadolu.
En provenance de la France où les corps ont été identifiés, un Boeing 767-300DER a foulé le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou (capitale), transportant les dépouilles et une urne contenant les cendres d’un corps des victimes burkinabè du vol susmentionné.
Après des minutes de silence et de recueillement émouvantes, observées par le public qui était à l’accueil des douze cercueils recouverts aux couleurs nationales, le Premier ministre provisoire Yacouba Isaac Zida ainsi que des diplomates établis au Burkina Faso, ont tenu à consoler les parents et proches des victimes.
Le cortège s’est ensuite dirigé vers le centre culturel Jean pierre Guingané à l’est de la ville, où une veillée de prière devra avoir lieu par les différentes confessions religieuses jusqu’à l’aube de mercredi, avant leur inhumation demain.
«Je suis là ce soir pour accueillir le restes de mes amis et soutenir les parents burkinabè. Nous sommes tous les enfants de Dieu », a déclaré le consul honoraire du Liban au Burkina Faso, Joseph Hage.
Selon M. Hage, dont le pays a perdu 19 ressortissants dans ce crash « depuis 6 mois les parents vivaient avec une grande pression. Ils vont enterrer le reste des corps et faire le deuil. Ça va être moins difficile qu’avant ».
Le vol AH 5017, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s’est écrasé le 24 juillet dans le nord du Mali une demi-heure après son décollage avec tuant116 passagers, y compris les membres d’équipage, qui ont tous péri. Vingt-trois burkinabè sont morts dans l’accident, ainsi que 54 ressortissants français.
Le général Gilbert Diendéré, président de la cellule de crise, a indiqué que les enquêtes sur les causes du crash menées par la France se poursuivent.