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Les leaders de la Synergie des Organisations de défense des Droits de l’homme « Oddh » ont fait part de leur satisfaction de la réussite de la marche de protestation qu’ils ont organisée, mardi à Lomé (capitale togolaise), en partenariat avec le Combat pour l’alternance politique en 2015 « CAP2015 ».
Ils exigeaient des réformes constitutionnelles afin de limiter les mandats présidentiels.
«Pour cette première journée, l’objectif a été atteint. C’est-à-dire rassembler les populations et maintenir la pression sur le gouvernement pour qu’il opère les réformes que nous exigeons », a déclaré à Anadolu M. Claude Ameganvi, de l'Oddh.
«Ils (les forces de l’ordre,ndlr) ont voulu nous confiner ou nous orienter vers la plage pour que la manifestation passe inaperçue. Et quand la population a choisi la direction qui lui a été communiquée préalablement, vous avez vu, les forces de l’ordre ont reçu des instructions, opposant ainsi un refus catégorique. Et on en est resté là », a indiqué Pasteur Edoh Komi, co-organisateur de la marche qui devait atteindre Dékon, Nyekonakpoé ou encore la place de l’Indépendance, lieux chauds et symboliques de la capitale togolaise.
Gilbert Bawara, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales a, pour sa part, déclaré qu’il a coordonnée avec son collègue de la Sécurité Col Yark Damehame, dans le respect de la loi.
«Depuis l’adoption de la loi relative aux manifestations pacifiques, nous avons un cadre légal qui détermine l’attitude et la réaction du gouvernement », a déclaré à Anadolu M. Bawara.
Quelques milliers de manifestants s’étaient retrouvés mardi matin à Bè Gakpoto et au carrefour Fiata, à l’entrée d’un grand quartier commercial de Lomé, où Ils ont scandé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans dans le style : « Balayer le pouvoir de Faure Gnassingbé » et « Non à l’impunité », entre autres. Ils ont également brandi des images montrant des atrocités commises à l’encontre de certains protestataires lors de mouvements protestataires datant de l’année précédente.
Après 1km de marche ou presque, ils ont été coincés au grand carrefour du marché de Bè. Les forces de l’ordre les ont empêchés d’avancer, leur signifiant que la trajectoire qu’ils voulaient empruntée n’était pas autorisée.