Erbil Başay
10 Juin 2020•Mise à jour: 10 Juin 2020
AA - Berlin
Mercredi, une mère turco-allemande a poursuivi sa manifestation devant la Chancellerie allemande pour exiger le retour de sa fille, recrutée de force par l'organisation terroriste PKK/YPG.
Maide T. était accompagnée d'un groupe de sympathisants qui portaient des t-shirts avec une photo de sa fille Nilufer T. et les mots "kidnappée par le PKK".
Alors que le gouvernement allemand se réunissait à la Chancellerie, les manifestants tenaient une banderole lisant : "S'il vous plaît, aidez-moi à sauver ma fille du PKK".
"Je veux qu'ils me contactent", a-t-elle déclaré aux journalistes, rappelant qu'elle protestait depuis des mois, mais que les autorités allemandes ne l'avaient pas contactée jusqu'à présent.
Maide avait appelé à l'aide la Chancelière Angela Merkel, il y a quelques semaines.
Invitant les gens à se montrer solidaires avec elle, la mère désirant retrouver son enfant a estimé que sa fille avait été influencée par la propagande du PKK après avoir visité un centre culturel à Berlin l'année dernière. Elle avait ensuite été recrutée de force et probablement envoyée dans un camp terroriste à l'étranger.
"S'ils subissent des pressions, ils libéreront ma fille dans les 24 heures", a-t-elle déclaré, exhortant les autorités allemandes à prendre des mesures contre le groupe terroriste.
Le PKK est interdit en Allemagne depuis 1993, mais il reste actif, avec près de 14 500 adeptes.
Le groupe terroriste utilise diverses tactiques de recrutement à travers l'Europe, incluant le chantage à la sécurité des membres de la famille.
La Turquie fustige depuis de longues années la relative passivité des autorités allemandes n'ayant pas pris de mesures sérieuses contre le PKK qui utilise le pays comme plate-forme pour ses activités de collecte de fonds, de propagande et de recrutement.
Dans sa campagne terroriste de plus de 30 ans contre la Turquie, le PKK - répertorié comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne - est responsable de la mort de plus de 40 000 personnes, dont des enfants et des nourrissons.
* Traduit de d'anglais par Ümit Dönmez