Murat Basoglu
12 Septembre 2026•Mise à jour: 12 Septembre 2026
Istanbul (AA)
Le Premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaïdi a approuvé samedi une demande iranienne visant à mener une enquête conjointe après la découverte de plateformes de lancement de drones près de la frontière entre les deux pays.
Le porte-parole du commandant en chef des forces armées, Sabah al-Numan, a indiqué dans un communiqué que « le Premier ministre et commandant en chef des forces armées Ali Faleh al-Zaïdi a approuvé la demande de la partie iranienne de mener une enquête conjointe concernant la découverte de plateformes de lancement de drones près de la bande frontalière irano-irakienne », selon l’agence de presse irakienne INA.
Le communiqué n’a pas précisé le lieu exact où les plateformes ont été découvertes ni leur nombre.
Il n’a pas non plus indiqué quelle partie est soupçonnée de les avoir utilisées ou si elles sont liées aux récentes attaques visant l’Arabie saoudite.
Cette décision intervient alors que Bagdad a renforcé ses mesures de sécurité après des attaques de drones visant l’oléoduc saoudien « Est-Ouest ».
Le gouvernement irakien avait indiqué que les attaques avaient été lancées depuis une zone de la province de Maysan, frontalière avec l’Iran.
À la suite de ces attaques, Al-Zaïdi a ordonné le limogeage du commandant des opérations de Maysan et la mise en place d’une commission d’enquête visant le commandement des opérations. D’autres mesures ont ensuite été prises, notamment des changements au sein des services de sécurité et des enquêtes visant des responsables dans la province.
Les autorités irakiennes ont également annoncé samedi de nouvelles mesures sécuritaires et judiciaires dans plusieurs postes-frontières, avec notamment la fermeture temporaire de certains points de passage et le renforcement des opérations de renseignement ainsi que des contrôles et enquêtes sur des violations constatées.
Vendredi, l’Arabie saoudite avait annoncé que l’oléoduc « Est-Ouest », dans les régions de Riyad et de Médine, avait été visé par des attaques de drones qu’elle affirme provenir d’Irak. Ces attaques ont fait des blessés et causé des dégâts matériels.
Riyad a indiqué avoir décidé, à la demande du Premier ministre irakien, de ne pas riposter « à ce stade », afin de permettre à Bagdad de prendre les mesures nécessaires pour empêcher que son territoire ne soit utilisé pour lancer des attaques contre l’Arabie saoudite et les pays voisins.
Riyad a toutefois réaffirmé son droit à prendre les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité et sa souveraineté.
En juillet dernier, l’Arabie saoudite avait déjà accusé des drones d’avoir été lancés depuis le territoire irakien pour tenter de viser des installations pétrolières dans le royaume.
Bagdad avait alors annoncé l’ouverture d’une enquête et réaffirmé son refus de voir son territoire utilisé comme base pour mener des attaques contre les pays voisins.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir