AA / Al-Anbar (Irak) - Correspondants
Les autorités irakiennes ont décrété mercredi, un couvre-feu intégral dans la ville de Ramadi, chef-lieu de la province d’al-Anbar (Ouest), après une attaque de l’organisation de l’EIIL, "la plus violente depuis le début de l’année 2015", en utilisant des kamikazes et des véhicules piégés.
Le chef de la police de la province d’al-Anbar, le général Kadhem al-Fahdaoui, a déclaré à Anadolu que "les forces de sécurité ont imposé un couvre-feu total. Aucun véhicule, moto, bicyclette ou individu n'est autrorisé à circuler dans la ville de Ramadi".
"Nous avons bloqué toutes les routes reliant la ville aux zones environnantes et nous avons placé des barrages sécuritaires combinés (police et armée) après que l’EIIL ait lancé la plus violente attaque contre Ramadi depuis le début de l’année", a-t-il expliqué.
De son côté, le vice-président du Conseil de la province d’al-Anbar, Faleh al-Issaoui, a relevé à Anadolu que "L’organisation de l’EIIL a utilisé 17 voitures piégées pour attaquer les forces de sécurité postées dans plusieurs points de la ville".
"L’attaque a débuté à 03:00 GMT par le lancement intensif de tirs de mortier sur le complexe gouvernemental dans le Centre de la ville qui comporte notamment le siège de la province et le commandement de la police", a-t-il détaillé.
"Après les tirs, une attaque aux voitures piégées a été orchestrée, après quoi, de nombreux éléments de l’EIIL ont tenté de prendre d’assaut ces bâtiments mais ont été repoussés au terme de violents affrontements avec les forces de l’ordre appuyées par les combattants des tribus", a conclu le responsable gouvernemental.