AA/ Hararé (Zimbabwe)/ John Cassim
Le président Zimbabwéen, Robert Mugabe, a décidé, dimanche, de limoger sept autres ministres de son gouvernement.
Le Secrétaire général de la présidence, Misheck Sibanda, a déclaré que la décision prenait immédiatement effet.
« Il est devenu apparent que la conduite et les performances des [responsable limogés] étaient bien en-dessous du niveau et des résultats attendus » a expliqué Sibanda dans un communiqué officiel.
Le Secrétaire général de la présidence a noté que les sept hauts responsables gouvernementaux démis de leurs fonctions incluent le ministre d’Etat du Bureau de la Vice-présidence, Sylvester Nguni, le vice-ministre de la Santé, Paul Chimedza, et le vice-ministre des Affaires foncières, Tendai Savanhu.
Tendai Savanhu est accusé d’avoir financé le groupe armé « Chipangano ring », affilié au parti au pouvoir, l'Union patriotique africaine-Front patriotique du Zimbabwe (ZANUPF), connu pour imposer la terreur sur des activistes de l’opposition dans la capitale zimbabwéenne, Hararé.
Le chef du gang de Chipangano, Jimmy Kunaka, a été attaqué par des assaillants non identifiés, quelques jours avant un congrès du ZANUPF, en début du mois de décembre.
En limogeant les sept hauts responsables, Mugabe change le paysage politique du pays et prend encore davantage de mesures pour purger le clan associé à l’ancien vice-président zimbabwéen, Joyce Mujuru.
En début du mois de décembre, le chef d’Etat s’était engagé à agir concernant les accusations de corruption dont avait fait part son épouse, Grace Mugabe.
Migabe avait alors limogé plusieurs hauts responsables gouvernementaux et ministres du gouvernement.
Des analystes politiques avaient cependant estimé que la mesure intervenait en représailles aux ’informations faisant état d’une tentative d’assassinat du président par Mujuru et des responsables gouvernementaux.