Uğur Çil,Nur Asena GÜLSOY
14 Décembre 2017•Mise à jour: 15 Décembre 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
La Turquie a dénoncé les propos du ministre arménien des Affaires étrangères, Edward Nalbantyan, sur la ratification des protocoles de normalisation entre les deux pays.
C'est ce qui ressort d'un communiqué diffusé jeudi par le ministère turc des Affaires étrangères.
Le ministère a rappelé que des protocoles avaient été signés le 10 octobre 2009 à Zurich avec l'Arménie.
Les allégations exprimées par Nalbantyan, selon qui la ratification aurait tardé à cause de la Turquie, visent à manipuler l'opinion publique, lit-on dans le communiqué.
Le ministère a aussi rappelé qu'Ankara fait des efforts pour normaliser les relations avec l'Arménie, depuis qu'elle a proclamé son indépendance en 1991.
«Les protocoles en question avaient été préparés au terme des pourparlers réalisés sous l'égide de la Suisse, et visaient à normaliser les relations entre les deux pays, a précisé le ministère turc. Le 12 janvier 2010, la Cour constitutionnelle arménienne a décidé de conditions préliminaires et de clauses restrictives, contrairement aux protocoles. Par la suite, le 22 avril 2010, le président arménien, Serge Sarkisyan a annoncé la suspension de la ratification des protocoles. Tout le monde sait que la diaspora arménienne s'opposait aux protocoles depuis le début, et faisait pression sur le gouvernement arménien pour que les documents ne soient pas ratifiés.»
Le ministère a ajouté que le président arménien a déclaré, lors de son discours à la 72ème réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU), le 19 septembre 2017, qu'ils classifieront ces documents «nuls et non avenus», et cela «à cause de la Turquie».
Ainsi, la diplomatie turque a précisé que malgré l'approche négative de l'Arménie, la Turquie demeure fidèle aux clauses principales, et qu' «un climat politique convenable et la paix au Caucase du Sud sont indispensables pour ratifier les protocoles qui figurent d'ailleurs toujours à l'agenda de la Commission des Affaires étrangères du Parlement».
Le ministère a insisté qu'il faut avancer dans la question du Haut Karabagh, suivant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, tout en respectant l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan.
Il a appelé l'Arménie à renoncer aux polémiques sur des sujets historiques controversés, dont les allégations sur les événements de 1915, et de «rendre des comptes concernant le massacre de Khodjali, l'un des plus grands crimes contre l'Humanité».