Bilal Müftüoğlu
17 Février 2016•Mise à jour: 17 Février 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le siège du Front national (FN) a fait l'objet des perquisitions mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires du parti au Parlement européen.
Les locaux du parti d'extrême-droite situés à Nanterre (banlieue parisienne) ont été perquisitionnés à la demande de la justice française, qui, elle, avait été alertée par le Parlement européen sur son recrutement des assistants.
La justice française avait alors ouvert une enquête mars dernier après la révélation selon laquelle une vingtaine d'assistants recrutés par le FN et rémunérés par le Parlement européen travaillent en effet au bénéfice exclusif du parti en France.
La villa de Jean-Marie Le Pen, située à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), avait aussi été perquisitionnée mardi dans le cadre de la même enquête.
Le siège du FN avait été perquisitionné pour sa part novembre dernier, dans le cadre d'une enquête portant sur des allégations de fraude fiscale aggravée.
Le FN pourrait être poursuivi pour financement illégal si les accusations portées par le Parlement européen s'avèrent justifiées dans le cadre de l'enquête.
D'autre part, Jean-Marie Le Pen a publié un communiqué mercredi matin, dans lequel il a dénoncé les perquisitions, "pour la troisième fois en quelques semaines".
"Une vingtaine de policiers dont des membres de l'OLAF [Office européen de lutte antifraude], un commissaire et un procureur ont, pendant toute la journée, fouillé les dossiers tant politiques que personnels", a fait savoir Le Pen dans sa déclaration.